Comme un retour.

Publié le par Pattes


Bon.


J'aurais pu (dû?) vous raconter mon voyage à Rome,

l'hôtel où finalement on était au quatrième étage et où donc il n'y avait pas de cafards mais bien une douche mi-gelée mi-bouillante,
Mame qui nous fait marcher plus de quatre heures sans pause sous les 40° degrés à l'ombre des forums impériaux,
Hugues et son torse imberbe qui débarquent en courant dans notre chambre pour demander une pince à épiler, Chris et son torse velu qui arrivent la minute suivante en hurlant que ce n'est pas nécessaire,
la vérité qui apparaît, cétait juste pour retirer
d'un ordinateur, une carte mémoire coincée
la glace cinq boules dont un sorbet au kiwi avec des vrais morceaux dedans pour seulement 3,5 euros,
les vendeurs de machins lumineux qui refusaient de lâcher les filles mais qui fuyaient en voyant les deux armoires à glace qui nous entouraient,

les tickets de bus impossibles à trouver,
Blanche qui me vole mon oreiller, mon drap, mon keffieh, qui bondit d'un lit à l'autre avant même que je me sois rendue compte que mon drap avait disparu, la voix des garçons qu'on entend rire à travers le mur,
les réveils difficiles par téléphone et la voix de Mame qui hurle qu'il est l'heure,
les fous rires, la musique,
la peau rose fluo qui brûle à cause des coups de soleil, la villa d'Hadrien et les pieds bled away par les kilomètres,
le car et l'écriture d'un anagramme à moitié latinisé pour un copain de Blanche, les délires complets,
l'organisation de la fête dans la chambre des garçons et de la soirée en général, les prêts de hauts plus chics, le polo bleu clair qui me donnait une tête d'hôtesse de l'air semi-demeurée semi-provocante,
le Red Bull® pour être en forme, les fous rires devant l'idée de mon réveil avec la barbe du Père Noël suite à l'ingestion de testostérone de taureau,
le départ pour le bar chic dont le videur avait une veste qui valait plus que toutes nos fringues réunies, l'atterrissage dans un café à touristes dont le serveur répondait en anglais à mes efforts de retrouver un italien plus ou moins potable,
les deux heures à discuter avec Christophe, de lui, de moi, de notre vie, de nos rapports mutuels avec les gens importants pour nous,
les filles qui râlent derrière nous parce qu'on n'a pas fait attention au chemin qu'on prenait, l'heure où elles nous ont perdus sans vouloir l'admettre, celle où elles ont décidé de nous abandonner pour prendre un taxi,
notre retour à trois dans les rues de la capitale, l'arrivée à 3h30 dans l'hôtel, la douche quasi froide et les retrouvailles dans le couloir avec les garçons à moitié nus,
les parties de tarot et de menteur, les pringles et les madeleines à 4h30, le voisin de chambre qui hurle qu'on l'empêche de dormir, le rapatriement dans les chambres, l'heure et demie de sommeil,
la visite d'Ostie et les photos d'Hugues, Anne-Charlotte qui me regarde méchamment parce qu'il s'entend mieux avec moi qu'avec elle qui est pourtant censée sortir avec lui,
le départ du premier groupe pour l'aéroport, la demi-glace avec Chris, le regard lascif sur la vidéo, la langue qui pointe,
le vrai départ pour l'aéroport,
les discussions presque sérieuses dans le car, les inquiétudes presque réelles sur l'importation de produits interdits à la vente en France,
le coca à finir impérativement avant de passer à l'embarquement, les parties de cartes par terre,
l'avion, Roland Garros, la mer qu'on voit par le hublot,
l'insupportable Patrick qu'on entend en arrière-plan, les parties de menteur et de président sur mes genoux,

l'atterrissage à 22h30, la navette à plus de 23h, le ticket à acheter à la sortie devant les gorilles de l'aéroport, le métro avec Chris, ses larmes des crocodile à la pensée de nous quitter,
Blanche qui redort à la maison, le yaourt à minuit et demie, le lit enfin,

la fin du voyage.



À la place de vous raconter tout ça, j'ai passé des heures et des heures à la fac, Paris III Paris IV, j'ai assisté à mon premier cours de stylistique latine, j'ai passé d'autres heures à tenter de comprendre à quoi je devais m'attendre l'an prochain, à courir dans tous les sens, j'ai passé d'autres heures encore à déprimer.

La vie, quoi.

Publié dans ¡ Prépa pawaaa !

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Pattes 03/06/2007 15:55

Plutôt oui, je crois. Besoin de changer d'air, quand même.

Tenju 03/06/2007 14:39

Apparemment, tu t'es bien amusée :D Tant mieux ^^