Gluck, Orphée et les soba.

Publié le par Pattes


Est-ce que je suis sur-émotive ?


Chaque fois que mon frère joue, je pleure. Systématiquement, incontrôla- blement. C'est pour ça que quand je réussis à récupérer le violon, je préfère jouer enfermée, et ne pas le lui prêter quelques minutes. Il dégage un truc, le truc, je ne sais pas très bien quoi, celui qui rend la musique belle.

Le truc que je n'ai jamais eu quand je jouais. Solide, oui, je le suis, le rythme, la justesse, tout ça, il l'a moins que moi. Mais lui, c'est beau, quand il joue. Pas juste solide. C'est en partie pour ça que, contrairement à ce que voudraient mes parents, je ne reprendrai pas le violon en cours. Ca ne servirait à rien, la technique je l'ai. C'est le reste qui me manque. Le beau.

Je ne sais pas si ça me rend triste. Un peu, sûrement. Jalouse, non. Tout ce que j'espère, c'est qu'il en fera quelque chose et que moi aussi, un jour, je pourrai éprouver cette sensation quand je chanterai.





*** *** ***

Ce matin, en me réveillant, j'ai eu envie d'un ramen. De trois ramen, plus exactement, un pour chaque partie de mon rêve.
Ce que ça veut dire, j'en sais rien, ptêt c'est un signe que j'ai besoin de vacances et de sorties. En tout cas, pitié, miso, pas tonkotsu, le ramen. Hein, 'Ma ?

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