REMEMBRANCE OF THE PAST

Ce matin, au milieu de ma philo, j'ai voulu faire une pause, et je suis allée fouiner dans les blogs. Et je suis tombée sur un blog qui n'avait aucun intérêt en soi, mais au milieu duquel il y avait un lien pour ce blog-ci, celui de Lawry. J'y suis allée, j'ai tout lu, j'ai pleuré, et je me suis souvenue ...
Quand j'étais à la maternelle, il a donc déjà pas mal d'années, j'avais un copain qui s'appelait Guillain. Il était gentil, il était drôle, il était mignon comme tout. Et puis j'ai sauté une classe, on n'était plus ensemble mais on se voyait à la récré, puis une autre, et là on ne s'est plus croisés, et on s'est complètement perdus de vue.
Et ce merveilleux petit garçon avait, comme Law, la mucovicidose. Il passait énormément de temps à l'hôpital, il avait la moitié du temps le bras bandé à cause des perfs, il souffrait presque sans discontinuer. Et il était pourtant toujours aussi souriant, toujours aussi gentil, toujours aussi émouvant.
Il doit avoir mon âge maintenant, 17 ans et trois pommes, lui qui a partagé un bout de mon enfance et sans le savoir un bout de mon coeur.
De temps en temps je croise sa mère, une de ses soeurs dans le quartier. De temps en temps je pense à lui, et je me demande comment il va.
Il n'y a pas longtemps, j'ai croisé dans la rue, avec ses amis, un garçon dont le visage m'évoquait quelque chose. Un garçon qui m'a presque souri. Un garçon dont la simple vue a déclenché en moi un sourire, un pincement au coeur et une larme.
Lui. Guillain.
Toujours vivant. Toujours accroché à la vie qui pour lui n'est pas rose tous les jours.
Et je me dis qu'on n'a pas le droit de se plaindre pour des riens quand des gens comme Guillain, comme Law, qui ont toutes les raisons du monde de pleurer, réussissent quand même à sourire, et à consoler ceux qui pleurent.
Quant à Guillain, on s'est seulement regardés, peut-être qu'un jour on se recroisera, peut-être qu'on reparlera, je n'en sais rien, mais en tout cas
je voulais te dire, si par hasard tu passais par ici:
ET JE NE T'OUBLIERAI JAMAIS
La rose rouge est
pour Lawry,
pour Guillain,
pour tous ceux qui souffrent,
et pour leurs familles.
Publicité