Parfois, je ... non, rien.

Publié le par Pattes

Je ne sais pas pourquoi hier j'ai eu envie de te le dire. Un jour ou l'autre je l'aurais fait, pourquoi hier ?

Peut-être parce que j'ai l'impression qu'entre nous tout va bien en ce moment, que tu es ... juste parfait, je trouve, en tout cas juste comme je le voulais. Peut-être que c'est une envie de tout détruire, ce besoin presque viscéral que je semble avoir de ne jamais profiter de ce qui m'arrive d'heureux, de me poser en permanence des questions, de vouloir toujours avancer - et je ne suis pas sûre que ce soit positif, de ne pas vivre l'instant présent tel qu'il vient.

Toujours est-il qu'hier j'en avais envie. Remarque, ce n'est peut-être pas plus mal que ça arrive juste avant les vacances, ça nous laisse à tous les deux un peu de temps pour ... toi pour assimiler ce petit bout de nouvelle, pour te faire à l'idée, l'admettre, et moi pour essayer de ne pas trop y penser, de ne pas me demander pendant cinq jours comment tu as réagi et comment va se passer notre prochaine rencontre.

De toute façon, plus tôt c'est fait, mieux ça vaut. Parce que le choc que tu auras en me lisant maintenant aurait été encore plus fort dans quelque temps.


Et puis simplement, je ne trouve plus ça honnête (c'était déjà le cas avant, mais j'en suis arrivée à un point où je ne peux plus et ne veux plus continuer ainsi) de ... non, pas de te mentir, puisque tu as conscience de ne pas tout savoir de moi, mais simplement de ne pas te le dire.

Parce que ... je ne sais pas pourquoi on semble me voir comme quelqu'un d'ouvert, prête à l'écoute et à la compréhension. Oui, j'écoute, bien sûr, et non, je ne frappe pas les les gens quand je ne suis pas d'accord avec eux. Mais je suis loin d'être ouverte. Il y a un nombre important d'idées, de gestes, d'actions, que je refuse, que ... qui me dégoûtent, oui. Oh bien sûr, je tolère, ai-je le choix ? Mais je n'approuve pas.

Et que tu ne le saches pas ne me semble plus envisageable ni juste. On est proches, oui, tout en étant éloignés par cette non-connaissance que tu as de moi - par ma faute, je le sais. On pense différemment sur bien des sujets, plus encore que tu ne le crois. Et pour se rapprocher encore, maintenant, il faut que tu apprennes à me connaître - que j'apprenne à te laisser me connaître.


Tu sais, j'espère que tu me comprendras - que tu m'accepteras telle que je suis en réalité.
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