L'art, c'est beau.

Publié le par Pattes

Ce matin, je suis allée voir les expositions jumelées sur Rembrandt et Hogarth, au Louvre. Ma visite était prévue pour le vernissage, mais un incident de dernière minute (merci La Poste, merci Le Louvre, dans le doute mes compliments vont aux deux) a annulé cette sortie.

Arrivée au Louvre à neuf heures donc, ouverture des expositions pour la journée. Carte Louvre Jeune, gratuité pour ma petite personne et celui ou celle qui m'accompagne, en l'occurence, mère-grand. Fouille à l'entrée, sacs dans la machine-à-voir-les-bombes.
Coupe-file de la carte magique, mais au guichet, arrêt : "An bah nan hein, nous on nous sait pas si c'est sûr, vot' truc, on nous dit rien, vous voyez, alors vot' carte machin ... Naaaan c'est pas marqué sur la feuille, vous voyez bien !"
En fin de compte, en lui montrant sous son nez les instructions officielles, on a réussi à passer. Et là, Hall Napoléon, un embranchement : choix entre Rembrandt et Hogarth pour commencer la journée.

Rembrandt en premier, plus connu, c'est vital qu'on l'ait vu, si jamais il fallait rentrer en catastrophe à la maison, en cas de pépin avec grand-père. Rembrandt, oui, mais Rembrandt dessinateur. Ses esquisses, ses croquis préparatoires, ses gribouillis, toujours réussis.
Des dessins de n'importe qui, à sujet biblique, inspirés de sa famille, de paysages, des copies arrangées d'autres oeuvres, tout, rien, on passe sans préparation du célèbre lion couché à un bout de croquis qu'il a découpé d'une planche entiière, pour le vendre.
Quelques bricoles, et d'un coup, arrêt. Magnifique, coup au coeur, coup de coeur, sans explication rationnelle, dessin qui me met les larmes aux yeux. Simplement un vieillard assis dans un fauteuil. un vieux monsieur avec un bonnet et une espèce de longue robe, assis, regardant ses mains jointes posée sur ses genoux.

Puis Hogarth, en fin de compte Rembrandt c'était très court, il ne nous aura pas fallu une heure pour tout regarder. Passage d'une salle à l'autre, du XVIIème au XIXème siècle, des dessins aux tableaux, des croquis aux portraits achevés.
L'invention de la "series" en peinture, de ces suites de toiles ou de gravures illustrant la vie d'un personnage (le Roué ou la prostituée), la morale (Industry and Idleness ou Beer Street and Gin Lane) ...  ou les six planches du Marriage à-la-mode.
Des portraits saisissants, des yeux qu'on croirait devant nous s'agiter et regarder à l'entour. Des couleurs parfaites, un coup de pinceau précis, sobre, et réaliste. Sa grande théorie de la "serpentine line" qui donne au dessin sa fraîcheur et sa vivacité.

Et sur le chemin du retour, j'ai joué à la touriste. Photos de la Pyramide, des statues, de l'extérieur même du Louvre, du métro, des stations ... Ca, c'est des vacances, des vraies, avec des sorties entre les heures de travail, des expos, des visites, des soirées ...
J'aime ça, les vacances ^^
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Publié dans Vacances ^^

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