Assez. Si c'est une leçon, ça suffit, j'ai bien compris ...

Publié le par Pattes

Marre de le voir pas aller bien, et de ne rien pouvoir faire.
Marre de voir tout le monde autour de moi perdre des gens qu'ils aiment.
Marre de savoir qu'il va mal et de ne rien pouvoir dire parce qu'il ne se confie pas.
Marre de le* voir souffrir parce qu'il l'aime et qu'elle ne réagit pas comme il l'attend.
Marre de voir mon grand-père perdre à ce point la tête qu'il veut me marier avec mon frère parce qu'on a l'air de bien s'entendre.

Marre de voir mes parents crevés et par tout inquiétés à n'en plus dormir la nuit.
Marre de voir ma grand-mère commencer à perdre la tête et de ne pouvoir en parler à personne, parce que ce n'est pas la peine d'inquiéter plus la famille, et que lui est trop loin et trop peu disponible.
Marre de l'ambiguité de la relation fille-garçon dans mes fréquentations. De ne pas savoir ce qu'il pense de moi, et de ne pas savoir ce qu'il pense de moi.
Marre de le voir seul loin de nous, mal, presque abandonné, et de ne rien pouvoir faire parce qu'il a un comportement curieux avec moi, que je n'ose pas creuser par peur de ce que je pourrais y trouver.
Marre de ne pouvoir rien dire à personne, ou en tout cas certainement pas tout à la même personne, marre que la plupart de mes problèmes actuels, seul lui puisse les comprendre à leur juste valeur.
Marre d'avoir l'impression d'être fausse, pour n'avoir jamais dit clairement ce que je pensais de certains sujets où mon point de vue a eu l'air d'aller de soi, alors que ce n'est vraiment pas le cas.
Marre de ne pas être celle que je voudrais. De me laisser abattre par les dificultés, ou plutôt porter par le courant de la vie, sans réellement essayer d'influer sur elle. D'avoir conscience de ce que ne va pas sans avoir le courage de le changer.
Marre de ne pas oser parfois, oser me jeter dans ses* bras quand je vais mal, oser le jeter dans mes bras quand il va pleurer et n'ose pas le faire, oser lui faire comprendre concrètement ce que je ressens pour lui.


Je me sens vide. Comme si seul écrire pouvait me permettre de vivre encore, sans pleurer tout le temps, sans craquer pour être forte pour eux, sans m'appitoyer en permanence sur mon sort, alors que certains sont bien plus malheureux que moi.
Heureusement que le soleil existe. Et le chant, et l'écriture. Et les gens que j'aime, aussi.

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