Egérie d'une guerre prépaïenne. La gloire.

Publié le par Pattes

C'est la révolution en ce moment, au lycée ... et par ma faute, en plus ...
Plus précisément, disons que je suis le catalyseur des passions professorales ...



Les bases de l'affaire sont simples :

* un élève passant le concours doit choisir - en plus du tronc commun à tous - une spécialité, à l'écrit comme à l'oral, spécialité qui sera son "option". Aucune loi, aucune circulaire n'interdisent de choisir des spécialités différentes à l'écrit et à l'oral.

* je suis (personnellement pour ma part en ce qui me concerne) optionnaire de lettres classiques. Cette option ajoute à la langue ancienne obligatoire du tronc commun - le grec - des heures de version latine, de thème latin, et d'histoire ancienne. C'est l'option la plus lourde du cursus, puisqu'elle ajoute huit heures de cours (au lieu des trois à six heures de rigueur).
À l'écrit, l'optionnaire traduit donc une version grecque (tronc commun) ainsi qu'une version et un thème latins ; s'il accède à l'oral, affronte versions et commentaires d'un texte grec (tronc commun) et d'un texte latin, agrémentés d'un oral d'histoire ancienne.
Accessoirement, les épreuves orales de langues anciennes se déroulent sans dictionnaire (contrairement à l'écrit où le candidat peut passer ses quatre - voire cinq - heures plongé dans son Gaffiot ou son Bailly). S'ajoute donc la difficulté de connaître le vocabulaire de façon assez poussée pour pouvoir traduire son texte sans le réinventer.

* l'option histoire, quant à elle, a un programme qui change tous les ans, et porte sur trois périodes diférentes : époques contemporaine, moderne ou antique. Le candidat optionnaire d'histoire doit choisir une autre spécialité à l'écrit (généralement la géographie), l'option histoire n'existant qu'à l'oral ; et s'il accède à cet oral tant convoité, commente brillamment (tant qu'à faire) un texte sur son programme. Cette année, le programme porte sur l'histoire ancienne.
C'est d'ailleurs ce point précis qui lance toute l'affaire.


Présentation des protagonistes :

* Odile, professeur d'histoire ancienne et d'option histoire. Entre autres choses, mon professeur d'histoire ancienne de l'an dernier.
* Chantal, professeur de lettres et de latin. Elle a soutenu pendant un an mes progrès d'optionnaire de lettres classiques.
* Loïc, alias Sousou, professeur de langues anciennes. Mes versions de grec l'ont fait souffrir pendant un an, ce qui ne m'empêche pas de le torturer cette année encore : il m'enseigne le grec toujours, le latin et le thème latin.
* moi-même, que j'aime à poser en victime de cette affaire. Optionnaire de lettres classiques, comme dit précédemment, depuis l'an dernier.

J'ajouterai un détail non négligeable : les deux femmes se serrent les coudes sans discontinuer et sont depuis toujours unies dans leurs efforts, intérêts, passions. Y compris dans leur haine de Sousou - qui le leur rend bien. Depuis des années, le lycée est animé par l'amour cordial que se portent ces deux entités féminine et masculine.


Or donc, sachant que s'y j'y accédais, je devrais à l'oral me mesurer à de l'histoire ancienne ET à une langue ancienne en plus de mes épreuves de tronc commun, Odile me propose en juin dernier de devenir optionnaire d'histoire pour l'oral, tout en conservant mon statut de lettres classiques à l'écrit. Ce choix - "celui des gens intelligents, vous savez" - devant me permettre de ne passer à l'oral qu'une épreuve d'histoire ancienne, sans avoir à affronter la deuxième langue ancienne.
Entrent en compte ici mon niveau en latin et en grec. Le latin ne me pose pas de difficultés insurmontables : je suis capable d'improviser une traduction pour un texte - qualité qui me fait atrocement défaut dans le cas du grec, étant tristement dépourvue du vocabulaire indispensable à toute avancée. Il me semble donc rentable - en termes de concours - de ne pas manifester mon inadaptation orale à l'hellénisme de mise à l'École, et de me réfugier dans la simplicité.

Écoutant donc les conseils avisés de cette dame de qualité, depuis septembre je suis les cours d'option histoire en lieu et place des cours d'histoire ancienne - le grec et de latin ne sont jusque là pas concernés.



Suite un autre jour, j'ai une version et un thème à réviser pour demain - Sousou est intraitable quand il s'agit de travail.



Publié dans ¡ Prépa pawaaa !

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