Il ne tient qu'à toi que ce ne soit pas un adieu.

Publié le par Pattes

J'ai l'impression que c'est moi qui vais toujours vers toi. Que je dépasse cette "pudeur", cette timidité qu'on a tous, cette retenue, pour te dire ce que je ressens vraiment, ce que je pense, malgré moi parfois.
Je suis consciente que c'est dur pour toi, que tu n'as pas l'habitude. Je ne te l'ai pas dit sur le moment, mais que tu m'appelles l'autre jour parce que tu avais besoin de moi m'a fait vraiment du bien - c'était la première fois. Un court instant, j'ai été heureuse.
Je sais que tu es presque plus timide, plus renfermé que moi. Mais moi aussi j'ai besoin d'être rassurée, besoin que tu me dises que tu m'aimes. Je sais que tu tiens à moi, je sais aussi que quand tu vas vraiment mal tu n'oses pas m'appeler par peur de me déranger.
Tu ne me déranges pas, tu peux me réveiller si tu en ressens le besoin. Tu le sais, tu ne le fais jamais. La confiance doit se prouver pour exister. Chaque nuit passée à attendre quand je sais que tu souffres est une blessure de plus dans ce qu'on vit. Mais trop de cicatrices détruisent un corps sain.

Ne me laisse pas comme ça si longtemps sans nouvelles. Sans me répondre quand je te parle, et finalement me planter là.
Comme ce soir.

Oh, je te comprends. Mais ça ne veut pas dire que je ne souffre pas. Je suis là pour toi, tu le sais, je le sais, je sais aussi que tu es là pour moi si j'en ai besoin.
Mais tu ne te livres jamais complètement. Tu ne m'es jamais entièrement transparent. Comme une relation qui s'étiole par manque d'attention. Le temps pourrit tout - sans des efforts constants, même l'amour le plus sincère s'éteint.

Je ne suis pas triste que tu t'attaches à d'autres. Je ne suis pas jalouse que tu penses à d'autres plus qu'à moi. Je sais que je suis la seule encore à avoir réussi à soulever tes masques, à défaut de les détruire.
"On parle toujours trop, même en ne disant rien, le silence à deux est un art." Mais tu me regardes, tu t'étires, et tu combles les vides en riant. Tu n'as jamais su rester assis tranquille pour rêver, écouter l'harmonie entre nous, le silence. Le silence, pas les silences, tout est affaire de pluriel. La vie est une histoire de grammaire, parfois.

Je voudrais simplement te faire voir à quel point tu peux me blesser. Alors que je ne me sens jamais si complète qu'à tes côtés. Ou justement parce que je me sens entière, vivante quand je suis en ta présence. Que j'ai l'impression d'exister enfin pleinement.


Je voudrais juste que tu voies, que tu comprennes mes sensations une fois - une seule suffira. Sinon, si mal que ça me fasse de le penser, de le dire, je partirai. Je crois que je préfère me briser en une fois, au lieu de cette douleur lancinante qui me brûle, que je te voie ou que je pense à toi.




J'espère que tu seras heureux.



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