Who can I be ?

Publié le par Pattes





Je veux dire : Quicherat et Pattes, c'est la même
personne ?
Et Cocotte ? Et Ramoud ?

Après tout, elles ne sont pas toutes nées au même moment, elles ne peuvent être l'écho de la totalité de ma personnalité, si ?
Pis d'abord, y'a qu'à voir qui m'appelle comment.

Ramoud, c'est pour Matibu, c'est la seule qui me donne encore ce surnom, parce qu'elle refuse d'admettre que Ramoud est morte en seconde ...
Née en quatrième, morte en seconde, courte vie pour un court moi, celui de l'époque MATIBUienne, dans ces années, après notre découverte mutuelle et avant la rupture douloureuse ... dont la cause m'est toujours inconnue, a-t-on vieilli trop vite, trop différemment, trop? ou pas assez, pas assez d'écoute, de compréhension?
Ramoud, c'était les fous rires sur sa moquette, c'était sécher un cours de soutien stupide pour visiter Paris, faire des batailles de parfum de chez Frank et Fils, mais c'était aussi les crêpes-party, pyjama-party avec les Al's, pester contre les seiziémistes prétentieux de la "billingue" ...
L'âge béni de l'innocence encore préservée, la vie avec la moitié de sa tête en soi, sérieuse-rêveuse, et la moitié en l'autre, excentrique-insatisfaite ...
Ramoud c'était le sweat jaune à capuche, la piscine avec Elodie qui doublait Edouard N. furieux, les cours d'anglais odieux ...

Cocotte, c'est un de mes plus vieux surnoms, c'est celui que m'a toujours donné ma maman, c'est celui de Doushka aussi ...
Cocotte comme le shopping et les délires avec ma mère, comme se ballader à 23 heures dans le froid ou dans l'été en évitant le MacDo, comme aller caresser Émile le chat roux, comme lui acheter des chocolats parce qu'elle est triste ...
Cocotte comme mes râleries contre le raton parce que non, en philo on n'est pas obligées d'écouter, comme mes luttes ridicules pour éviter le patin à glace, comme nos discussions la nuit chez moi jusqu'à pas d'heure, comme les cours de maths, comme bronzer aux Buttes Chaumont à côté d'un yogiste pro, comme garder contact avec un bout de son passé par le biais d'un ordinateur, de lamentations partagées et de partiels de médecine, comme essayer de te comprendre sans toujours y parvenir ...
Cocotte comme ma douceur, comme mes prises de position, comme mon passé peut-être, comme ma
famille ...

Quicherat, c'est le "nouveau moi", celui de la prépa, c'est l'auto-surnom ...
Le seul surnom que j'aie choisi, mon pseudo vital et unique, mon dictionnaire de thème latin personnel et indispensable ... Sans doute le seul qui me permette de vivre en tentant d'assumer ma présence dans ce monde, de supporter une prépa avec ses privations, de changer parce que je vieillis, parce que j'apprends, parce que je rencontre des gens ...
Le surnom qui s'est imposé de lui-même, qui restera peut-être, ou peut-être pas, le seul qui ne concerne que moi et mon ego, le seul que personne n'utilise pour me parler...
La nouvelle Mathilde, encore en train de se chercher, pas sûre de se trouver ...
Le surnom qui recouvre les discussions sur msn la nuit, les sourires las en cours, les échanges de points de vue avec tous, l'étonnement quand je constate qu'Emma a souvent les mêmes idées que moi, la lecture des poèmes de Ben en français, en anglais et en créole ...
La prépa change les gens, en mieux ? De toute façon, je vieillis, et la prépa n'y fait rien, j'apprends des choses, et le prépa y est pour beaucoup, je rencontre des gens, et la prépa est un catalyseur ... J'espère que je ne perdrai pas tout le monde de vue à la fin de l'année, quand nous serons tous dispersés un peu partout en France et dans le monde ...

Pattes, c'est mon surnom de toujours, celui de mes six mois avec Palmesh, qui a évolué avec le temps de Pathilde à Pat puis à Pattes Rouges pour finir en Pattes ...
Celui de mon lycée aussi, celui qu'emploie Schlum quand on trouve le temps de se parler, celui de Pal bien sûr, sûrement celui de mes pseudos qui assure la liaison entre tous les autres, qui recouvre tout à la fois Ramoud malgré sa disparition, Cocotte malgré ses fragilités, Quicherat malgré sa jeunesse relative ...
Celui qui a grandi en même temps que moi, qui a changé de sens selon celui qui le prononçait, celui qui reste envers et contre tout, qui demeurera tout au long de ma vie peut-être et assurera l'unité de ma personne ...

Je suis qui, moi ???


Publié dans Gouzi gouzi (vrac)

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Pattes 19/02/2007 10:32

Samedi 27 mai 2006 à 17:41


Hey méchante ^^ j'avais la tête dans le même état qu'avant hier à 1h30 quand je t'ai dit bonne nuit ^^

Pis ... on se voyait pas à l'époque, donc nan, c'est du 100% ascenseur perso ^^

Tenju 19/02/2007 10:32

Samedi 27 mai 2006 à 16:32
Oh tu te prends pour *** ? Vive la vie dans les nuages... mdr

Alice 19/02/2007 10:30

Samedi 18 mars 2006 à 21:11
au fait j'ai une réponse à ta question, la dernière : tu seras celle que tu veux être. Mais peut être que pour être quelqu'un il faut toujours vouloir être quelqu'un de différent de soi. Ne pas s'arrêter.

Alice 19/02/2007 10:30

Samedi 18 mars 2006 à 21:09
Mmmhhh Grande fille, tu as oublié ton prénom ! Tu as oublié la miss boudeuse ! C'est marrant, moi j'arrive pas à lire "l'âge béni de l'innocence encore préservée" sans rire !!! Quand même... Heureusement qu'on change nan ? Si on change de peau c'est qu'on en a besoin, donc c'est positif, même si on est instable le temps de la métamorphose. C'est drôle moi je ne me construis pas autant de flash back, j'oublie beaucoup, j'intègre. Mixture de souvenirs, voire de rêves, bouillie d'oublis, avec arrêtes de poissons nombreuses: expressions sourires paroles, pêle-mêle. Heureusement, vu qu'on est pas sensibles aux même choses, aux mêmes personnes ( ! ), on se complète ! héhéhé et ne présente pas le patin comme un souvenir pour mieux le mettre à part ;) tu n'as pas encore souffert... Promesse par ordi certes mais promesse ! si tu crois que je vais oublier...